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soutien de témoignage à debout la France PACA

31 Octobre 2015 , Rédigé par matthews

soutien de témoignage à debout la France PACA

Communiqué de presse du 30/10/2015

Ancien secrétaire départemental des bouches du Rhône et secrétaire national (lettre démission) du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean Pierre Chevènement, je réponds aujourd’hui positivement à l’ouverture faite M Noel Chuisano, tête de liste en PACA pour Debout la France. Je participerai à la liste de Debout la France de Nicolas Dupont Aignan pour apporter un soutien de témoignage, pour montrer qu’il est possible aujourd’hui de rapprocher les républicains des 2 rives, gauche et droite, pour faire barrage aux libéraux que sont LR, le PS et aussi le parti du sans espoir qu’est le FN.

Nous sommes rassemblés pour affirmer des principes de la République, défendre ses valeurs, ses mœurs et dire que ce n’est pas négociable. Nous sommes des gens de gauche et de droite, nous sommes des gens responsables, exigeants, nous ne pratiquons pas le déni de réalité. C’est le seul moyen de rendre l’espérance au peuple français et de démontrer notre capacité à nous conduire en républicain, à fabriquer du commun et de placer l’idée que nous faisons de l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers.

Participer à une campagne électorale c’est aussi avoir un regard critique sur le bilan et le programme des adversaires et reconnaitre s’il le faut qu’il y a de bonnes propositions.

Je pourrais évoquer le cas de la villa méditerranée comme l’ont fait l’UMP et le FN mais finalement, cela n’a que peu d’importance en comparaison de la prise de position récente de M. Castaner au sujet de son soutien indéfectible à la charte européenne des langues régionales. Soyons clairs, l’apprentissage des langues régionales n’est pas dangereux, et puis cela fait partie de la culture de chacun. Mais c’est la volonté de co-officialiser ces langues avec la langue nationale, le français, qui est dangereuse. Co-officialiser plus de 70 idiomes sur notre territoire c’est vouloir fragmenter la République et la Nation française. Ce régionalisme sert les marchés financiers toujours plus désireux de diminuer la puissance des états. Le régionalisme c’est le déclinisme.

On ne peut pas avoir une vision de la région hors du sol de la France. Je dirais à M. Castaner, qui a été le rapporteur de la loi macron, d’être en cohérence :

- On ne peut pas être de gauche et libéral

- On ne peut pas être républicain allié au Mouvement Républicain et Citoyen et pour la défense de la charte européenne des langues régionales

- On ne peut pas être Ecologiste sans écologie

- On ne peut pas être Européen et européiste

Nous sommes dans un carrefour des complexités politiques, et pour comprendre pourquoi les électeurs ne veulent plus aller voter il faut aussi aller voir ce que propose LR, avec sa tête de liste M. Estrosi.

Sur le site Estrosi 2015, vous pourrez découvrir que concernant les transports, il veut soutenir l’ouverture à la concurrence de la SNCF. Traduisons que c’est tout simplement soutenir la libéralisation du transport ferroviaire. Pourtant, le modèle anglais totalement ouvert à la concurrence a bien montré que la ponctualité des trains et la qualité du service rendu aux usagers ont été détériorées. La potion libérale serait ici le pire des remèdes.

Concernant l’écologie, M Estrosi veut « inventer une écologie qui parle aux hommes et non aux arbres ». Il devrait plutôt proposer une écologie qui plante des arbres. Il n’y a rien à inventer comme c’est prétendu, il faut juste comprendre la nature et ses équilibres pour faire face au réchauffement climatique et considérer que nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, l’Anthropocène où l’homme doit reconnaitre sa responsabilité. Les enjeux écologiques ne sont pas locaux, ils sont globaux. Où il faut sortir les biens communs du système ultra-libéral marchand. Cela concerne : l’eau, les terres agricoles, les semences, l’air (avec le marché du CO2). Où il faut financer prioritairement la recherche fondamentale publique et ses acteurs, dans tous les domaines, physique, chimie, biologie, médecine, sciences humaines car c’est là que seront trouvées les solutions qui nous permettront de vivre mieux demain.

Pour finir, je dirai deux mots sur le FN, je n’en dirai pas plus car on en dit déjà trop tout en oubliant parfois ses origines historiques. J’ai entendu mercredi sur une chaine radio, Mme Marion Maréchal Le Pen s’exprimer au sujet de sa vision de l’ouverture de la région vers les pays de la méditerranée et du Maghreb. Sa seule vision se cantonne à considérer ces pays comme une zone d’exportation de produits français, cette vision est purement libérale. Elle occulte complètement que l’Euro-méditerranée pourrait être bâtie sur des coopérations où les peuples s’entraident dans le respect de chacun, cela pourrait être l’anti-modèle de ce qui a été construit en Europe. Cela en dit beaucoup sur la non vision à long terme de ce parti.

Aujourd’hui, nous sommes en capacité de tracer collectivement une perspective qui permettra à notre région et à notre pays de muter et de se redresser. Les circonstances exceptionnelles que traverse la France font que nous devons rassembler les républicains, les patriotes, les humanistes, les progressistes, les gaullistes historiquement de droite comme de gauche. Alors Rassemblons-nous et soyons tous ensemble les citoyens d’une République moderne.

Cédric Matthews

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Europe, le pouvoir légitimé par sa non légitimité

18 Octobre 2015 , Rédigé par matthews

Europe, le pouvoir légitimé par sa non légitimité

En voulant faire de la communication c’est-à-dire rendre percutant la sonorité des mots pour les faire entrer en résonance il peut arriver que l’on détruise le sens historique de ceux-ci ou que l’on renie les principes que l’on est sensés défendre. Par exemple, si on associe en bon communicant le souverainisme et le déclinisme dans un énoncé du type : « Et je vais ajouter, si je puis dire, un codicille ou un complément : le souverainisme, c’est le déclinisme », on renie la possibilité à une communauté politique, c’est-à-dire le peuple, de pouvoir décider de lui-même, par lui-même, pour lui-même. Il aurait été peu étonnant que cette phrase eut été dictée par un haut fonctionnaire de la technocratie européenne ou par un commissaire européen. C’est d’ailleurs le minimum attendu d’une posture euro-centrée qui voit les peuples d’Europe comme la dernière frontière à abattre pour célébrer l’avènement d’une société post-démocratique. Que les thuriféraires eurolâtres se ravissent, cette phrase aujourd’hui historique, cette posture politicienne fût celle d’un président de la République française élu en 2012. Il est important de rapprocher cet évènement d’un autre passé inaperçu car cantonné dans la sphère de la commission européenne et des accords transatlantiques de libre-échange dits TAFTA, mais toutefois publié dans le journal « THE INDEPENDENT ». Dans celui-ci Mme Cécilia Malmström commissaire européen en charge du commerce et des négociations, reconnait qu’il y a un débat houleux et une opposition publique massive en Europe contre ces accords. Cependant, elle considère devoir continuer sa promotion persistante du traité car son mandat ne provient pas du peuple européen. Le cynisme d’une telle posture en dit long du fonctionnement de cette institution qui s’est mise hors sol, hors de contrôle de la volonté démocratique et surtout légitimée par sa non légitimité.

En y réfléchissant bien, on peut douter de la maladresse de communication à visée « ringardisante » du souverainisme. Plutôt, le dessein voulu, semble être celui d’un auto-effacement bien pensé de la légitimité présidentielle par l’abolition de l’idée de la souveraineté nationale qui donne cette légitimité. C’est peut-être là, la déclinaison de la posture d’une présidence normale, présidence, absorbée, annihilée dans le trou noir des instances « extranationales » européennes et qui se laisse tenter d’en finir avec l’idée fondamentale de la nation, de son peuple, de sa souveraineté et pour finalement muter en légitimation par sa non légitimité.

Les légitimistes, républicains des deux rives, coincés par le respect des institutions, piégés par la pratique qui en est faite, conscients du déclinisme de cette classe politique doivent attendre activement le renouvellement des instances en 2017. D’ici là, nul ne sait jusqu’où sera poussé en France et ailleurs le principe schumpetérien de la destruction créatrice si chère aux souffleurs embusqués de la scène politique parisienne.

Cédric Matthews, citoyen pour une République moderne

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Présentation

18 Octobre 2015 , Rédigé par matthews

Réunir les Républicains des deux rives, fraternité, humanisme et patriotisme.

La gauche a son histoire de luttes ouvrières et de conquêtes sociales qui délimitent des frontières avec la droite des conquêtes patronales et financières. Mais aujourd’hui les clivages historiques disparaissent par l’exercice politique des partis de gouvernement. Les clivages ne sont plus d’être de gauche ou bien de droite, mais le clivage qui conditionne l’avenir de notre pays est d’être libéral ou républicain. Le libéralisme veut l’affaiblissement de l’Etat pour tout céder au marché et à la libre concurrence, tout en faisant disparaitre l’idée de République et de Nation.

Suivant cet objectif, droite comme gauche utilisent le FN pour y transférer le lieu de débat des enjeux primordiaux. De fait, ce qui pourrait être débattu ne l’est plus car allant à l’encontre de la doxa de la mainstream tout en le déversement dans la fosse à purin de l’extrême droite. Quiconque s’y frotte se voit recouvert de goudron et de plumes, ce qui n’est pas sans rappeler un passage du film Amarcord de Frederico Fellini. Autre temps, autres mœurs de la répression du penser différemment.

Du tournant libéral de 1983 au vol démocratique de 2007 avec le traité de Lisbonne tout en passant par 1992 avec le traité de Maastricht, les sots de goudron n’ont pas cessé d’être déversés sur ceux qui dénonçaient les impostures politiques de l’époque. Aujourd’hui, l’austérité bienfaisante, est le point d’orgue de ce cheminement historique, politique et médiatique. L’exemple tragique se révèle dans le démantèlement de l’Etat grec, par la privatisation de tout ce qui peut être rentable pour les multinationales. Pour les libéraux, ce qui s’appelle « libérer les énergies », signifie brûler les acquis sociaux et soustraire les biens communs de la main des peuples.

Pour s’opposer à cette flèche libérale qui transperce les cuirasses des républicains, il faut réinventer la relation du politique à la République. Un mouvement d’en haut a été initié par Jean Pierre Chevènement en 2002 avec le pôle républicain. Il subsiste. Un mouvement d’en bas doit prolonger cette vision pour renouveler la relation du peuple au politique. Ce qui durant un temps doit se concrétiser pour rebâtir la souveraineté nationale c’est-à-dire notre liberté d’agir.

Il faut perdre vos illusions, il faut acquérir de la lucidité, il ne faut pas tomber dans le cynisme, il faut rayonner d’espoir. Il y a d’autres voies, d’autres façons de penser le monde.

Tous Citoyens pour une République moderne.

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contacts

18 Octobre 2015 , Rédigé par matthews

Pour nous contacter : 06 16 69 74 66

cedric.matthews11@yahoo.fr

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